La firme internet Yahoo pourrait révéler les premiers signes d'une crise attendue de ses recettes de publicité en ligne, lors de l'annonce de son résultat trimestriel aujourd'hui. Auparavant offensif, Microsoft se dit désintéressé à toute reprise.
La compagnie de la Silicon Valley gagne environ la moitié de ses revenus avec l'affichage publicitaire, lui donnant une plus grande exposition que son rival Google. Ce dernier dépend en majorité des recherches liées à la publicité.
Le Bureau de la Publicité sur Internet a annoncé ce mois que la croissance de l'affichage publicitaire online est tombée de 14% pour le premier trimestre à 5% pour le deuxième. Selon les analystes de RBC Capital Markets, la croissance pourrait être à zéro pour le troisième trimestre, et potentionnellement devenir négative en 2009.
1'000 places de travail menacées
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Yahoo a lancé des initiatives le mois passé pour augmenter ses entrées publicitaires, tout en diminuant ses coûts. Yahoo espère bien gonfler son chiffre d'affaires de 5,1 milliards en 2007 à 8 milliards en 2010. La firme a inauguré un nouveau système d'achat/vente de bannières publicitaires, devant permettre aux éditeurs comme aux annonceurs de gérer l'affichage de publicités sur les sites web de journaux outre-Atlantique (plus de 600), les sites de Yahoo, et ceux d'autres acteurs comme eBay et WebMD.
Mais ces projections ne tiennent pas compte de la récession actuelle. Dans l'attente de la conférence de presse du jour, les spéculations augmentent quant à une coupe majeure dans les places de travail, avec plus de 1'000 salariés menacés sur un total de 14'000.
45% de chute en bourse
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Ces coupes ne seront de toute façon pas annoncées avant la fin de l'année, a déclaré le directeur exécutif, Jerry Yang. Ce dernier est d'autant plus sous pression que la chute de Yahoo en bourse a ravivé les questions concernant sa résistance à une reprise de Microsoft, annoncée plus tôt cette année.
Les actions de Yahoo étaient estimées à 12,74 dollars à New York lundi, après une chute globale de 45% en 2008. Soit des valeurs bien plus basses que les 33 dollars offerts par Microsoft en début d'année, avant que la multinationale fondée par Bill Gates ne retire son offre en mai. Microsoft a de plus annoncé la semaine dernière qu'il n'avait plus aucun intérêt à acquérir Yahoo.