Le 29 octobre 1969, un ordinateur de l’Université de Californie «parlait» avec une autre machine située dans un institut de recherche.
Qui aurait pu prédire, il y a 40 ans...
Menée par le professeur Kleinrock, cette expérience a transformé notre société. Convaincu que les ordinateurs étaient conçus pour communiquer entre eux aussi facilement que lors d’une conversation téléphonique, le père de cette technologie a avoué qu’il n’avait jamais imaginé que son projet donnerait naissance à Facebook, Twitter ou YouTube.
De Lo à .com
«Il n’y a plus aucun moyen de faire marche arrière. On ne peut pas l’éteindre», selon le professeur Kleinrock qui rappelle que le premier message envoyé sur ARPANET, l’ancêtre de l’Internet, était Lo, qui est le début d’une expression en anglais (Lo and behold) qui serait l’équivalent de notre «voilà».
Les scientifiques avaient essayé de taper Log, pour se connecter à distance, mais la machine a crashé juste après le O. Aujourd'hui, ce message a une portée hautement symbolique. Après le redémarrage du système, les universitaires ont pu envoyer des paquets de données et l’expérience fut si convaincante que deux autres universités américaines s’ajoutèrent au réseau des réseaux.
Financé par le gouvernement, ARPANET devint une des armes lors de la course technologique entre les États-Unis et la Russie durant la Guerre froide. En 1980, la première communauté en ligne regroupa 213 machines et permit à des scientifiques de collaborer. Le grand public commença à s’intéresser à cette technologie lorsque les emails pénétrèrent le monde professionnel, attrapant rapidement la fièvre .com.